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L’article qui suit, écrit par Florian Boeckle, renoue avec les nombreuses contributions plus anciennes parues dans le journal du CNA et que vous pourrez relire avec plaisir sur les pages du site du Cyno.

La descente de l’Ascension

Cette année, la désormais traditionnelle rencontre de planeurs anciens de Bellegarde (à 20 km de Genève, en France) s’est tenue du 25 au 28 mai 2006, c’est à dire le week-end de l’Ascension. Précision qui a son importance, car Christian Déchelette, grand organisateur de la manifestation, a décrété que le week-end de Pentecôte (week-end retenu pour les précédentes rencontres) n’amenait statistiquement que du mauvais temps.

Je me suis donc retrouvé avec Dudu le Jeudi matin sur le terrain à Neuchâtel. Dudu avait déjà préparé la remorque les jours précédents, de sorte qu’il ne restait plus qu’à boire un cafl, embarquer mes affaires, crocher le planeur (Ka 7) et partir. On est arrivé sur place vers midi, après 2 h de route sans histoire.

Affamés par le voyage, nous nous dirigeâmes sans tarder vers la cantine, qui était tenue ce jour-là par un groupe de pompiers. Non, les pompiers n’étaient pas là pour éteindre les planeurs au cas ou ils prenaient feu au démarrage, ils voulaient simplement récolter des fonds pour organiser des vacances pour des enfants handicapés. Si l’intention était très bonne, l’intendance l’était malheureusement moins, au point qu’on aurait pu prendre les frites pour graisser les axes des planeurs. A coup sûr, ils étaient lubrifiés à vie ! Mais ne se laissant pas abattre par de tels évènements, les vaillants vélivoles que nous sommes se sont mis au travail et ont monté les planeurs dans l’après-midi. Vers 5h, après moultes coups de mains et discours à gauche et à droite, tous les planeurs étaient prêts au décollage.

La montée de l’Ascension

Malgré une météo qui ne laissait rien présager de bon, tout le monde a effectué un vol pour la forme. Et là, surprise, il y avait des ascendances. Tant et si bien qu’après 2h30 de vol, Dudu et moi sommes redescendus non pas par manque d’ascendances, mais parce que notre estomac creux criait famine. Si on avait su que ce soir là c’était encore les pompiers qui faisaient l’intendance, on aurait été moins pressés de redescendre.... Heureusement, il y avait là aussi un groupe de Rock qui ont détendu l’atmosphère en nous jouant un repértoire étoffé et varié.

Les jours suivants se sont déroulés pour le mieux. Chaque jour était volable, avec des conditions qui auraient pu être excellentes si les bases se trouvaient 200-300 mètres plus hautes. Mais pour voler en local étendu, ça allait bien. J’ai eu l’occasion de découvrir un peu mieux la région que l’année précédente. C’est une région assez intéressante, avec un relief bien marqué, plus que dans la région de Neuch, et qui offrirait de bonnes conditions de vol à voile si la TMA de Genève n’y mettait pas son paquet de sel.

Comme il se doit, en ayant pris un biplace, on a fait quelques vols passagers. Parmi les passagers que j’ai promenés, il y en a une qui me laissera un souvenir impérissable. Au départ, elle était nerveuse, ce qui peut se concevoir. Mais encouragée par son collègue de travail qui avait fait un vol avant, et par les propos "rassurants" des vélivoles autour, elle est montée dans le Ka 7 et s’est laissée promener. Au cours du vol, elle ne pipait mot, ce qui est signe qu’elle pourrait se sentir mal, mais chaque fois que je lui demandais, elle me disait sur un ton enthousiaste que tout allait bien, que c’était beau etc. Une passagère timide donc, mais qui supporte bien le vol. Après une vingtaine de minutes, elle me fait savoir qu’elle a un rendez-vous et qu’il faudrait rentrer. Ca m’intrigue un peu qu’elle ait décidé de voler si peu avant son rendez-vous, mais bon, c’est sa vie après tout. Au fur et a mesure qu’on se rapproche de la piste, le rendez-vous gagne en urgence, si bien que je sors les freins pour descendre plus vite. Mais hélas pour ma pauvre passagère, ce n’est pas encore assez vite, car aux spirales d’attente je comprends bien qu’elle a loupé son rendez-vous lorsque je dois lui passer un cornet. On m’avait bien expliqué pendant que je faisais mon examen pour l’extension passagers qu’un passager qui ne dit rien est un passager qui se sent mal. On peut maintenant ajouter qu’un passager qui a un rendez-vous se sent mal aussi !

Pour rassurer les néophytes qui s’intéressent à un vol en planeur et que ce récit n’a pas forcément encouragé, ce même week-end j’ai pris un autre passager qui a supporté sans problème 1h30 de vol. Et même si les passagers qui se sentent mal après un certain temps de vol forment environ la moitié de tous les passagers, il est rare qu’ils fassent un malheur nécessitant l’intervention du cornet sacré !

Pour finir, je vous laisse avec cette image montrant l’aéroclub de Bellegarde avec un magnifique lenticulaire au-dessus (Malheureusement, l’onde était au milieu de la CTR de Genève...) et une autre avec un aperçu du hangar avec les planeurs rangés.

Florian Boeckle, webmaster du site du Cyno

Liens

Visitez également le compte-rendu de la manifestation par l’Aéro-Club de Bellegarde